C'est un fait, le phénomène Twitter touche de plus en plus de monde chaque jour, à en croire le graphe que présente Stagueve. Twitter touche environ un million de personnes, d'horizon très divers. On y retrouve bien évidemment une masse de geeks et de blogueurs, mais Twitter a su trouver une utilisation plus professionnelle en termes de journalisme citoyen, et révolutionne la manière dont nous nous informons, et par la même occasion, la manière dont nous informons les autres.

Twitter Logo

Le vrai problème, et là je risque de ne rien vous apprendre, c'est que Twitter subit des down-times trop importants pour un site qui devrait assurer une qualité de service permanente. Je ne vous apprends rien, je ne suis pas le premier à en parler, d'autres s'en chargent très bien à ma place, à commencer par le plus connu, Ouriel qui n'y va pas de main morte sur TechCrunch France.

Alors, à chaque évènement, on s'interroge. Tiendra? Tiendra pas? Il est clair que les récents évènements tels que la MacWorld ou le FOWA montrent bien que le problème de Twitter est au niveau de sa scalabilité. En effet, pas évident d'évaluer la charge quand on compte près d'un million d'utilisateurs, et que ce nombre grandit jour après jour. Alors tout le monde se pose des questions sur l'hébergeur, les serveurs, et même sur la scalabilité d'un langage comme Ruby On Rails, qui est utilisé pour développer Twitter. Je pense pour ma part qu'il est grand temps pour Twitter de se faire racheter.

Twitter doit se faire racheter, oui, mais pas par n'importe qui. Twitter doit se faire racheter par un géant du web, comme Microsoft, Yahoo ou Google (bon pour Google c'est trop tard). La raison est simple: Twitter doit pouvoir profiter d'une nouvelle infrastructure qui a déjà fait ses preuves en termes de scalabilité, une infrastructure dont on sait qu'elle tiendra la route même si le nombre d'utilisateurs vient à doubler, ce qui risque d'arriver un jour où l'autre, j'en suis intimement convaincu.

Au delà de ça, Twitter a aussi besoin d'un Business Model. Ev Williams a beau très bien défendre son produit et mettre en avant comment il a révolutionné le monde de l'information pour une microsphère, il apparait cependant quelque peu dérouté et hésitant quand on aborde le thème du business model derrière Twitter. Peut-être que l'arrivée de nouvelles têtes pensantes ne ferait pas de mal au plus populaire des outils de micro-blogging.