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Web, Technology & life by Bastien Labelle

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Ce qu'il manque à Google Gears

C'est un fait, j'adore Google Gears, même si comme je le disais il y a quelques mois, la synchronisation online/offline est le défi d'hier. Même s'il est encore possible d'accéder à Internet dans un avion sur Virgin America, chez SouthWest, ou encore dans un TGV, il existe tout de même encore de nombreux endroits où il est dur de se connecter, et à moins d'avoir une clé 3G comme celle que j'ai pu tester cet été, la seule solution pour accéder à des applications web est encore Google Gears (ou équivalent).

Logo Google Gears

Le gros problème avec Gears, c'est qu'il faut sans cesse télécharger, resynchroniser, etc. Et dès lors qu'on oublie de synchroniser Gears, on se retrouve avec la dernière version synchronisée. Exemple: je synchronise Gmail en mode offline avant de prendre l'avion il y a 2 mois. Si demain je dois prendre l'avion et que j'oublie de télécharger les derniers éléments, je me retrouve avec des e-mails vieux d'il y a 2 mois.

Et c'est vraiment très embêtant, car pour ma part, je ne synchronise jamais. Ne serait-il pas intéressant de faire une synchronisation permanente, et incrémentale, au fur et à mesure que l'on se connecte, en tâche de fond? Cela permettrait d'avoir les données disponibles lors de la dernière connexion, ce qui est toujours mieux que d'avoir du contenu obsolète... Un système s'inspirant de Time Machine serait, par exemple, beaucoup plus approprié.

Néanmoins, quand je regarde la vidéo de démonstration du futur Gmail sur iPhone, je reste positif et j'imagine la même chose sur mon Macbook Pro, tout en me disant que Google Gears ne servira bientôt plus à grand chose...

PS: Sinon, je viens de trouver GeeMail, mais ça ne marche que pour Gmail, je suis preneurs d'avis là-desssus!

Roaming international chez Orange: une honte.

Vous avez peut-être lu récemment l'aventure qui est arrivé à John Biggs sur CrunchGear. de $15 à $19 le coût du Mo lorsqu'on se trouve hors de son pays. Ca n'arrive pas qu'aux autres, et j'aurais préféré avoir lu ce post il y deux mois, car je viens aussi de recevoir ma facture Orange/iPhone.

1 mois à l'étranger, 33 Mo de data transféré, pour un coût total de 440€ environ. Faites le calcul vous-même, ou contentez vous simplement du screenshot que j'ai pu prendre pour constater le coût exorbitant du Mo en roaming international: 13,30€ dépensé pour chaque Mo consommé.

Coût d'un Mo en roaming international

Alors, oui, je sais bien, j'aurais du me renseigner avant, j'aurais du faire quelques recherches sur Internet, mais j'avoue que ça ne m'est pas venu à l'esprit. Mais avouez tout de même que c'est une sacré honte, à l'ère du numérique, de payer autant pour un simple Mégaoctet.

Il y a aussi une chose qui me gène: J'ai reçu quelques textos de la part d'Orange durant mon séjour, m'annonçant que ma consommation d'Internet allait atteindre un pallier de 35€. Et c'est tout:

Orange info: vos conso mail sur à l'étranger vont atteindre un pallier de 35€. Retrouvez nos options pass mail et surf international sur orangeworld mon compte. (NDLR: il me semble qu'activer une option c'est pour le mois suivant)

Et évidemment, quand on se trouve à l'étranger, je ne sais pour quelle raison, le portail mobile Orange ne fonctionne pas, et redirige vers le site Orange classique, qui est bien sûr inutilisable sur iPhone (et pas que sur iPhone d'ailleurs). Mon téléphone a été par la suite bloqué. Et il est possible de le débloquer uniquement aux horaires française. Autrement dit, si vous vous retrouvez à l'autre bout de la terre et que vous appelez en fin de matinée, on vous répond qu'il faut attendre le matin pour pouvoir débloquer votre téléphone. Heure française. Donc tard dans la nuit. Pour résumer, si je me fais renverser par une voiture, ou si il m'arrive je ne sais quelle chose d'un peu grave, il devient impossible de contacter vos proches. Et ce même si votre compte est plein, car à partir d'un certain pallier, Orange a décidé de vous bloquer. Que vous ayez les fonds ou pas.

Il y a encore du progrès à faire du côté d'Orange (et pas que chez Orange), croyez moi. Pour ma part, je trouve que c'est du vol, purement et simplement. Qu'on ne me dise pas que le coût de l'infrastructure pour faire passer 1 Mo est de 13€.

Du WiFi chez Virgin America

On n'arrête pas le progrès. Aujourd'hui, enfin hier plutôt, Virgin America lançait  en beta quelque chose d'encore jamais vu à ma connaissance, si ce n'est à l'état de test: La possibilité de se connecter à Internet en WiFi. En plein vol.

Ils ont même live-blogué tout ça chez Gizmodo.

Tout ça pour dire que Virgin America c'est la compagnie aérienne la plus geek du monde. D'une part les consignes de sécurité données par les hôtesses (vous savez, avec plein de gestes bizarres) ont été remplacées par de magnifiques dessins animés. D'autre part, on a un panel de vidéos et de musiques assez impressionnant (les films ne sont par contre pas gratuits il me semble), et must du must, on peut tchatter avec d'autres passagers sur l'écran. Tout ça dans un petit écran en face de nous, qui au passage tourne sous Linux.

Virgin America

Et maintenant, on peut même ramener son laptop pour se connecter à Internet en WiFi. BIen évidemment, cela a un coût (une dizaine de dollars). Et ce sera disponible sur tous les vols domestiques d'ici quelques mois.

Tout ça fait de Virgin America la compagnie aérienne la plus geek, mais aussi la plus hype, car comme si cela ne suffisait pas, les avions Virgin America sont tout simplement sublimes, avec leur intérieur à lumières bleues et roses. Bref, tout pour passer chez Geek & Hype quoi!

J'ai comme une envie de déménager outre-Atlantique sur le coup... En attendant, Air France devrait en prendre de la graine (ne serait-ce qu'au niveau déco)!

Crédit Photo: Joits

Internet c'est merveilleux #2

Désolé, je suis un peu dans ma phase "je m'extasie de tout plein de choses sur Internet", mais c'est tellement vrai de dire qu'Internet c'est merveilleux.

Parce que se réveiller le matin avec un morceau envoyé par une jolie Pownceuse qui habite à des milliers de kilomètres d'ici, à San Francisco pour être plus précis, prendre trois minutes pour écouter le morceau de Priscilla Ahn, trois de plus pour réécouter le morceau tout en cherchant où acheter l'album, se préparer pendant que les morceaux se téléchargent, et partir avec une nouvelle musique dans son iPod et dans les oreilles, le tout en même pas une heure, c'est quand même un sacré kiff!

Priscilla Ahn

Je crois que c'est clair pour moi, mes habitudes de consommateur ont vraiment changé avec l'arrivée d'internet et des nouvelles technologies.

Synchronisation online/offline: un train de retard?

C'est un fait: nous avons beau être hyperconnectés, nous n'avons pas tous Internet partout. Et même si le Wi-Fi à 300 km/h est en phase de test à la SNCF, les personnes qui ont un accès Internet où qu'ils se trouvent sont encore peu nombreuses, je n'en fais d'ailleurs pas partie. Alors, le gros défi des prochains mois, mais aussi des derniers est celui des applications en ligne qui sont consultable hors ligne.

Logo Google Gears

Google a déjà eu l'occasion de lancer un pavé dans la marre l'année passée avec Google Gears. Il parait que la prochaine version de Wordpress sera compatible avec ce dernier pour pouvoir travailler et écrire ses articles hors-ligne, signe peut-être de l'explosion de Google Gears à venir cette année, selon certains. Et Google n'est pas seul sur ce marché: Microsoft est aussi là avec son Sync Framework, et Yahoo a pointé le bout de son nez avec BrowserPlus. Sans oublier Adobe, avec AIR, auquel est intégré une base de données native, qui n'est autre que SQLite si mes souvenirs sont bons.

Soyons honnêtes, la synchronisation online offline n'a rien de révolutionnaire. C'est un concept qui n'est pas vieux comme le monde, loin de là, mais les entreprises y ont déjà accès depuis bien longtemps. Avec des solutions telles que Domino, IBM est déjà présent sur le marché depuis bien longtemps. Bien entendu, ce sont des solutions d'entreprise qui coutent cher, même très cher!

Mais au fond, ce qui me choque le plus dans toute cette histoire, c'est que j'ai l'impression que cette nouvelle tendance a vraiment un train de retard. Car le véritable défi de demain ce n'est certainement pas la possibilité de travailler hors ligne mais plutôt, et j'y reviendrai peut-être bientôt, le web mobile.

Pour autant, j'ai beau dire que la synchronisation online/offline est le défi d'hier, mais je songe de plus en plus à utiliser la suite Google (Docs et Reader) couplée à Gears pour pouvoir prendre du temps pour bloguer dans les transports en commun, car ce sont 45 précieuses minutes le matin qui pourraient être utiles pour redonner un souffle de vie à ce petit blog un peu en manque de billets en ce moment. Paradoxal...

Du web des médias traditionnels

Un petit rebondissement sur l'excellent article de mon ami Cédric Motte, intitulé "Et si les médias traditionnels laissaient tomber le web", car c'est un sujet relativement intéressant.

Je n'irai pas à le contredire quand il avance qu'il y a un vrai joyeux bordel au niveau des sites web des medias qui s'affrontent dans la lutte du plus d'information possible, ni quand il affirme que les sites de médias sont de qualité fort variable, mais je vais tout de même le contredire sur certains points.

D'une part, les medias traditionnels sont des entreprises, et comme toute entreprise, ils ont pour vocation la survie pour les moins chanceux d'entre eux, et la croissance de cette même entreprise pour les plus chanceux d'entre eux. Alors, non, je ne suis pas passé du mauvais côté de la barrière (vous savez, le côté rouge), mais pour autant, il me semble que les medias traditionnels sont sur le web pour accroitre leur audience, et par conséquent leurs gains, ce qui me parait tout à fait normal, même si Cédric espère que non.

D'autre part, Cédric évoque la fin des medias traditionnels avec l'arrivée du web. Mon avis est plutôt mitigé sur la question. Ma réflexion se base essentiellement sur les médias audiovisuels car ils sont peut-être plus représentatifs dans certains des sujets que j'ai déjà pu aborder. Bien sûr, que le web fait peur aux médias traditionnels, mais il est à mon sens essentiel de comprendre comment réagissent les medias face au web: le web est pour eux une opportunité, un complément, qui n'est justement pas concurrent. Les médias peuvent être un vecteur du web, et leur site web peut être leur vecteur.

Alors, à la question "un média qui édite son contenu sur un support a-t-il vraiment vocation à éditer du contenu sur d'autres supports ?", je vais répondre un grand oui, sans hésiter.

Et il y a selon moi deux points à aborder en ce qui concerne le web: la quantité et la qualité...

Parlons d'abord de la quantité: le web est un milieu où tout évolue plus vite. L'avantage du net, c'est qu'on n'est pas obligé d'attendre 150 ans avant d'écouter une chanson qu'on aime, pas obligé d'attendre avant de voir un clip, pas obligé d'attendre le 20h ou le lendemain pour avoir les nouvelles du jour ou de la veille, d'autant plus qu'elles sont plus ou moins sélectionnées et orientées, ce n'est pas de l'information "brute". On admettra que plus il y a d'information, plus le public touchable est large, et les revenus en conséquence aussi.

De l'autre côté, il y a la qualité: les sites de medias traditionnels se doivent d'être complémentaires, ils doivent pouvoir fournir toutes les informations qui n'ont pas pu tenir en une page ou lors d'une vidéo de 5 minutes, pour permettre aux gens d'aller plus loin sur des sujets qui les intéressent. Dans ce cas là, il s'agit plutôt de fidéliser une audience sur le web, mais aussi dans la vraie vie, peut-être quitte à ce que ça soit payant (désolé, je ne suis pas un partisan du tout gratuit).

Donc oui, les médias traditionnels ont une vraie vocation à éditer du contenu sur la toile, et leur ligne éditoriale doit évidemment être différente, chose qu'ils ont compris. Maintenant, on confronte souvent qualité et quantité, qui semblent s'opposer, et il semble que la course soit en effet, comme le souligne Cédric, à celui qui fera de la quantité, et non pas la qualité.

Est-ce que cette quantité coute cher? Là n'est pas la question. Il s'agit, je pense, d'un ciblage d'une certaine population, mais il faut garder à l'esprit que les sites web des médias traditionnels sont des satellites, et ne sont pas une priorité.

Note: si vous avez vous aussi un avis sur la question, vous serez priés d'aller en parler chez Cédric, simple question de courtoisie et de reconaissance de la qualité (c'est décidément le maître mot ce soir) de son billet!

De l'influence d'Internet et de la télévision en France

Les jeunes européens préfèrent Internet à la télévision. C'est prouvé. Et il semblerait que ce soit une tendance générale qui s'applique à l'ensemble des gens, car le Figaro rapportait il y a de celà quelques mois que la télévision perdait sa place de media principal face au web.

Malheureusement tous ces sondages sont basés sur une question de temps passé devant la télévision ou à surfer sur le web. Le temps est malheureusement à mon avis une notion bien peu représentative de l'influence de chaque media. Je n'ai pas pour intention de défendre la télévision, mais la question de l'influence se pose tout de même.

Télévision dans les années 50

Il est vrai qu'Internet a en partie changé notre façon de regarder la télévision. Mais notre façon de regarder la télévision change d'ailleurs au fil des années, comme a pu nous le montrer June Cohen (TED Conference) à Paris lors de LeWeb3'07. Ce qui pourrait nous laisser penser que la télévision n'a plus d'influence sur les gens, qui voient la télévision comme une sorte de compagnie. De plus, le web semble être beaucoup plus intéressant, dans le sens notamment où il est plus ou moins possible de choisir son contenu grâce notamment aux nouveaux services étiquettés "web 2.0".

Le web regorge d'ailleurs d'informations plus qu'intéressantes, et c'est d'ailleurs sur le web qu'apparaissent en premier certaines informations. Mais il me semble qu'un des catalyseurs les plus puissants pour les divers sites et blogs que nous lisons tous est sans nul doute la télévision. On parle souvent de l'influence des sites communautaires, tels Youtube ou encore les Digg-like, mais il semblerait que la télévision soit aussi une énorme machine à buzz ayant encore plus d'influence qu'Internet en France.

Pas convaincu? Regardez donc le buzz généré quand France 2 vient parler de Spock: Guim affiche plus de 5000 visiteurs uniques supplémentaires ce jour là! Toujours dans le même genre, quand la télévision vient à parler de Facebook on ne peut que constater l'énorme augmentation de ses membres français. Je vous passerai l'affaire du couple Sarkozy/Bruni ainsi que l'affaire Manaudou qui parlent d'elles-même!

Et pour ceux qui aiment bien les chiffres, il fallait en mettre quelques uns pour que vous vous fassiez une idée... La meilleure audience de TF1 en 2007 aura été la diffusion de la demi-finale de la coupe du monde de Rugby avec environ 18 millions de téléspectateurs, suivi du débat Sarkozy Royal avec 13 millions. La vidéo record sur Youtube en 2007 a été vue 23 millions de fois, et il aura fallu plus d'un an avant d'arriver à ce chiffre.

Alors pour ma part je ne concluerai pas en disant que le web a volé la vedette au petit écran, non, le web n'est pas le media principal, il ne reste qu'un media complémentaire, d'autant plus que la cocurrence presque pure et parfaite amenée par ce dernier n'est à mon sens pas réellement un avantage face à l'oligopole du marché télévisuel. Et je reste sceptique quant au fait que les gens préfèrent internet que la télévision...

Flashback: Internet en 1994

Petit flashback pour vous rappeler ce qu'était le web il n'ya qu'encore une douzaine d'années...

Une vidéo assez énorme, qui m'a bien fait sourire, alors j'imagine quand on redécouvrira cette vidéo dans 30 ans!!! A savoir tout de même, il n'y a pas qu'en 94 que le web était comme ça. Il y a encore de nombreux sites qui ressemblent à celui de la vidéo. Après un rapide tour sur les pages jaunes, voici un exemple de ce qui existe encore sur Internet: le site du serrurier amouroux. Pour nous, professionnels du web et/ou passionnés, je pense que nous serons d'accord pour admettre que c'est dingue d'avoir encore un site comme ça de nos jours!! Quand je pense que le mec a du payer son site une petite fortune!

Via Download Squad